Bienvenue au SAEF
Il a beau se trouver loin des courants d’air et de la boue f?tide des chantiers de fouilles, le Service arch?ologique de Fribourg (SAEF) avec sa kyrielle de bureaux respire l’arch?ologie par tous ses pores. Il y a bien s?r les photos de sites affich?es dans les couloirs, et des vitrines pr?sentant des objets. Mais il y a aussi des d?tails plus subtils. Les toilettes, par exemple, dont toutes les portes sont ?tiquet?es avec le m?me soin que les cartons d’objets (? Service arch?ologique, WC, femmes ?). Quant au secr?tariat, sa neutralit? administrative est bris?e par un cr?ne humain n?gligemment pos? sur une table dans une barquette en carton, ? c?t? d’un vase de fleurs (pudeur oblige, il ne montre au visiteur que son occiput et se contente de ricaner vers le mur). Mais dommage, c’est une simple cale en bois qui tient la porte principale ; pas une vert?bre de mammouth.
Femmes des ann
En mati
Ce n’est pas encore le printemps
Le jour s’allongeait. Les merles chantaient
La radio hant?e
Un matin, je trouve mon petit poste de radio bavardant tout seul dans le tiroir de mon bureau. Radio que j’?tais persuad?e d’avoir ?teinte la veille au soir. ? Tu sais, les esprits r?dent dans le b?timent pendant la nuit !?, sugg?re alors un coll?gue africain, roulant des yeux et souriant comme un piano. Toute cart?sienne que je suis, j’?tais pr?s de croire ? sa th?orie lorsque le lendemain, le ph?nom?ne s’est r?p?t? ! Puis le surlendemain, le myst?re s’est ?clairci : la radio en question ?st ?quip?e d’un syst?me genre r?veil qui l’allume automatiquement ? une heure donn?e, syst?me que j’avais enclench? par m?garde ! D’esprits, il ne restait donc que le mien, pas toujours tr?s perspicace : l’autre soir, lorsque la machine s’est allum?e seule dans mon sac ? dos, j’ai cru devoir accuser la TV trop bruyante des voisins…