Pause à la Planche-Supérieure

Place de la Planche– Supérieure, 9 heures du matin. La fluette serveuse du café d’en face désaltère les lau­ri­ers de la ter­rasse avec un arrosoir en zinc quasi plus gros qu’elle; une plume de pigeon, presque mimé­tique, vogue sur les pavés au gré de la bise; un cou­vreur jure en ital­ien sur le toit de l’église; un chat noir et blanc se vautre dans une flaque de soleil devant sa niche décorée de fleurs; un étrange Mon­sieur obèse dévale la pente, cig­are au bec, juché sur une moto minia­ture où est planté un para­pluie; un groupe de touristes pho­togra­phient longue­ment l’horloge énorme qui décore la façade du bâti­ment du Ser­vice archéologique. Hor­loge qui d’ailleurs me sig­nale déjà la fin de la pause. Si je jette là mon trognon de pomme, sur la pierre de cette place far­felue, il pour­rait encore bien pousser un pommier!

2 Comments

  1. Serge K. Keller
    13 oct 2004

    Oui, Fri­bourg est une ville merveilleuse.

  2. Martine
    14 oct 2005

    Super votre arti­cle, je dirais plutôt votre “poème”. J’ai adoré car j’habite la Planche-Supérieure et m’y plaît énor­mé­ment juste­ment pour toute son orig­i­nal­ité. Bravo à vous…