Une idée… lumineuse

C’est un des clients du fit­ness qui me l’a don­née, cette idée. Tous mus­cles ten­dus, il peinait sur une machine, vêtu d’un absurde T-shirt pub­lic­i­taire pour le rayon “Lumi­naires” d’un grand mag­a­sin suisse (que nous ne nom­merons pas). Mais oui, au fond, pourquoi pas? Pourquoi ne pas utiliser ces efforts déployés sur la fonte, pro­duits à longueur de jours et d’années par une pléthore de sportifs, pour générer de l’énergie, par exem­ple lumineuse? Elle pour­rait même étre util­isée pour éclairer la salle de gym! J’imagine assez bien la scène: les lam­pes décli­nent, et les moni­teurs nous brail­lent (en français et en alle­mand): “C’est mou! Du nerf! Des watts!”

Ca va les dents?

Est-ce une sim­ple impres­sion, ou la ten­dance médi­cale actuelle est-elle de chercher sys­té­ma­tique­ment des expli­ca­tions psy­chologiques à nos dérè­gle­ments physiques, de la migraine à la dent plan­tée de bizingue? A ce pro­pos, une dame (den­tiste ou psy­chi­a­tre?) soute­nait juste­ment que si une de vos dents du fond à gauche pousse de tra­vers, cela révèle en fait l’existence d’un prob­lème avec votre père. Ou pire, que le corps dévelop­pant par erreur une dent dans un ovaire (!) trahit ainsi un con­flit pro­fond trans­mis de généra­tion en généra­tion! Je me demande ce qu’elle aurait dit de mes dents de sagesse aux racines recour­bées, qui pous­saient pra­tique­ment à l’horizontale. Que j’ai… une dent (sinon davan­tage) con­tre quelque chose, voire quelqu’un, ça c’est sûr!

L’éclair blanc

Berne, 18 heures, sous les arcades marchan­des proches de la gare. La foule grouille, se presse, se bous­cule, rai­die par le froid, cols relevés et bras croisés. Soudain, au détour d’une colonne, je tombe nez-à-nez avec une dame noire en anorak blanc (ça ne s’invente pas!). Nous stop­pons net l’une et l’autre et ten­tons de nous con­tourner, mais sans suc­cès car nos mou­ve­ments s’annulent par­faite­ment! Alors la dame éclate de rire. Un rire véri­ta­ble­ment cristallin, qui fend son vis­age d’un crois­sant lumineux assorti à la couleur de sa veste. Et tout d’un coup la foule me sem­ble moins agres­sive, et la nuit, moins froide…