Comment voler un soutien-gorge sans s’en rendre compte
Se munir d’un sac à dos équipé d’une poche spéciale pour bouteille. Y glisser une bouteille, par exemple d’eau minérale. Parcourir les étalages de lingerie, particulièrement denses et garnis en cette période de soldes. Un cintre porteur, par exemple, d’un soutien-gorge viendra fatalement s’accrocher à ladite bouteille. Traverser ensuite le rayon, prendre l’escalator en ignorant la sonnerie des antivols, et se diriger vers la sortie dans la foule et l’indifférence générale. L’histoire est véridique, et le fait parfaitement involontaire! Les clients et les vendeuses qui m’ont vu remettre à sa place le corps de délit ne semblaient pourtant pas de cet avis, et me lançaient des regards soupçonneux (notons que personne parmi la multitude de clients présents à ce moment– là, et notamment ceux qui me suivaient sur l’escalier roulant, ne m’ a avertie). De toute façon, qu’aurais-je pu en faire? Il n’était même pas à ma taille!
La braguette de Mozart
Côté publicité, on savait déjà (oh combien) que le sexe fait vendre, et à peu près n’importe quoi: du yogourt à la semaine de vacances, en passant par le développement photo ou la voiture. Mais de la musique classique, ça, je ne l’avais encore jamais vu! L’opéra de Lausanne* annonce un spectacle basé sur des airs de Mozart avec pour affiche un gros plan sur la braguette d’un pantalon style 18e siècle en satin noir, dans les poches duquel son propriétaire enfonce suggestivement ses mains aux poignets gainés de dentelle! Bon, d’accord, c’est un spectacle chorégraphique, pas vraiment un concert. Mais à la réflexion, il me semblait avoir remarqué une tendance similaire sur les CD de musique classique, qui désormais semblent privilégier les accortes jeunes interprètes photographié(e)s en couverture à la manière aguichante des vedettes de la pop! Tout cela amène-t-il vraiment de nouveaux auditeurs à ce genre musical? Dans le cas qui nous occupe, le public féminin appréciera. Alors, sexy, le père Mozart?
* http://www.opera-lausanne.ch/
Les petits bonshommes en pain d’épices
Dernières réminiscences des fêtes: les petits bonshommes en pain d’épices, qui fleurent bon le miel et… les épices, justement. Mais, nouveau four oblige, leur cuisson a imité la légende amérindienne du peuplement de la terre par le Créateur: la première fournée n’était pas assez cuite (les hommes blancs); la seconde beaucoup trop bronzée (les Noirs); la troisième enfin, était dorée à souhait (les Amérindiens)! Cependant, nous n’avons fait aucune discrimination raciale: tous ont été équitablement dévorés !



















