De la politesse

De nos jours, la politesse se perd; c’est presque un lieu com­mun que de le dire. L’autre matin, en ville, le chauf­feur du bus s’est arrêté pour laisser passer un groupe de pié­tons: les adultes ont tous tra­versé la route avec indif­férence, les ado­les­cents avec hau­teur… et les enfants en lui adres­sant des signes de la main accom­pa­g­nés de sourires épanouis! A croire que la politesse se perd bel et bien, en effet, mais avec l’âge!

Chocolats

Sur la terre, il y a des anges. Par exem­ple, cette serveuse d’un café de la Basse Ville à qui, lyophilisée par la météo glaciale, j’avais com­mandé un thé et une branche de choco­lat: elle a refusé de me ven­dre le choco­lat, préférant m’apporter gra­tu­ite­ment une pleine poignée de napoli­tains! Tout en me glis­sant, com­plice: “Avec ce temps, on a des envies de sucré, pas vrai? Cachez-les, pour que le chef ne les voie pas…” Je les ai donc four­rés dans la poche de ma veste et les ai dégustés un par un, avec une joie toute par­ti­c­ulière. Mais la quan­tité était trop généreuse pour mon appétit, pour­tant volon­tiers sans fond lorsqu’il s’agit de choco­lat: il m’en reste encore, que je garde dans ma poche en prévi­sion d’une prochaine froidure…et d’une prochaine envie!