Moi et mes fringues

Chaque print­emps, en faisant la révi­sion de mes habits pour la nou­velle sai­son, c’est la même chose. Les pulls et les T-shirts remon­tent soudain der­rière ou sont tout défor­més; les pan­talons devenus trop courts ser­rent à l’entrejambe; les jupes baîl­lent à la taille tan­dis que leur ourlet sem­ble être mys­térieuse­ment remonté d’un cran; les jacquettes zip­pées pen­douil­lent tout en gon­do­lant à la fer­me­ture; les man­teaux sem­blent ou trop vastes ou trop étroits; et plus générale­ment, l’ensemble paraît un brin démodé, en tout cas prodigieuse­ment peu flat­teur… A se deman­der com­ment j’ai fait pour porter tout ça sans honte l’année d’avant! Invari­able­ment, je me retrouve avec l’envie urgente de refaire toute ma garde-robe. Je me rends donc dans les mag­a­sins, l’espoir et la déter­mi­na­tion en ban­douil­lère. Et chaque print­emps, c’est la même chose: je repars sans rien, déprimée par la laideur et le for­mat micro­scopique de la mode pro­posée. Du coup, je remets mes vieil­leries; après tout, elles ne sont pas si mal. Et elles tien­dront bien encore une saison…

3 Comments

  1. Serge K. Keller
    26 mar 2005

    Fichus insectes… Du coup j’en ai oublié les épinards!

  2. iñigo
    28 mar 2005

    Tu ne me croiras peut-être pas mais, même si je suis un homme, à chaque print­emps c’est la même galère: les t-shirts défor­més, les pan­talons délavés, etc. Et, bien entendu, la mode du moment ne me con­vient pas du tout. Résul­tat: une veste pour toute la sai­son, et des dizaines de chem­ines blanches dans mes armoires.

  3. ben
    28 mar 2005

    en par­lant de vieil­leries bien classes, ceci peut peut-être vous intéresser: http://www.marchemodevintage.com

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