Comment rater son TGV

Nous étions à Paris, savourant un dernier verre dans un café appelé joli­ment “Le chien qui fume”, heureux et fatigués après un fréné­tique week-end de vis­ites cul­turelles et de shop­ping. Et pour une fois, nous avions un peu de temps jusqu’au TGV du retour. Une demi-heure avant le départ du train, nous prenons donc le métro, cav­al­ons un peu dans la foule tou­jours dense jusqu’au hall de la gare de Lyon, l’oeil sur ma mon­tre (celle de S. étant à plat). Cinq min­utes de bat­te­ment, par­fait. Je con­sulte alors le tableau. Notre train n’y fig­ure pas. Etrange, me dis-je, mais peut-être est-ce le lot des trains en par­tance pour l’étranger. Nous par­courons tous les quais, lisons tous les pan­neaux, sans suc­cès: notre train, qui part pour­tant sous peu, n’est cité nulle part. Un doute alors me saisit: je regarde la pen­d­ule du hall. Ou plutôt les nom­breuses pen­d­ules, sou­vent anci­ennes, pen­dues aux superbes voûtes en fer forgé. Mais peine per­due: il n’y en a pas deux qui indiquent la même heure! A croire qu’elles n’ont qu’une voca­tion déco­ra­tive (nous ne sommes pas en Suisse!). Je me décide alors à deman­der l’heure à quelqu’un. Et c’est là que tout s’explique. Notre TGV est déjà parti. Ma mon­tre vient de s’arrêter, il y a exacte­ment 5 minutes.

4 Comments

  1. Alain Mozart
    1 juil 2005

    Oops… la poisse!

    Joyeux anniver­saire quand même ;)

  2. Nathanael
    3 juil 2005

    Désolé pour le TGV. Le “Chien qui Fume”, c’est le bar qui est vers Duroc ?

  3. Serge K. Keller
    10 juil 2005

    Euh, je ne sais pour Duroc, mais le bistrot est près des Halles…

  4. Serge K. Keller
    12 juil 2005

    Eh! Espérons que notre voy­age à Paris de ces prochains jours ne se ter­mine pas sur la même note.

    En tous cas, je prendrai trois mon­tres, un sablier et un cad­ran solaire avec moi. Juste au cas où…