L’écureuil insomniaque
Ces derniers jours, malgré la neige et le froid qui persistent, il y avait dans l’air un je-ne-sais quoi de printanier. Une soudaine bouffée de vent tiède qui ranime les odeurs de la terre et de la forêt, les oiseaux qui recommencent à chanter, et ce matin, un écureuil roux très actif. Un peu désorienté, mal réveillé peut-être, il tournait en rond sur le trottoir, nez au sol comme s’il cherchait quelque chose. Il était si affairé qu’il n’a remarqué ma présence que lorsque je me suis trouvée à moins d’un mètre de lui. Hésitant alors entre grimper sur un arbre proche et traverser la rue, il s’est jeté en droite ligne sur le Boulevard de Pérolles! Par bonheur, il y avait justement une pause dans le trafic du samedi matin. La petite boule de poils au grand panache rouge a atteint sans encombre l’autre côté et s’est enfoncée dans un fourré. Ouf! Car rien n’est plus triste que ces écureuils imprudents qui gisent trop souvent écrasés au bord de la route.
Le printemps vient longtemps avant le printemps pour qui sait le voir. Un rayon de soleil plus doux, les oiseaux qui chantent avec entrain, un souffle de vent à l’odeur du printemps pour qui sait sentir… un écureuil, oui
Mon café aux noisettes, où j’ai posé mon café aux noisettes l’automne passé? Grmbl…
ah vivement le printemps, je supporte plus ce froid! a !