L’écureuil insomniaque

Ces derniers jours, mal­gré la neige et le froid qui per­sis­tent, il y avait dans l’air un je-ne-sais quoi de print­anier. Une soudaine bouf­fée de vent tiède qui ranime les odeurs de la terre et de la forêt, les oiseaux qui recom­men­cent à chanter, et ce matin, un écureuil roux très actif. Un peu désori­enté, mal réveillé peut-être, il tour­nait en rond sur le trot­toir, nez au sol comme s’il cher­chait quelque chose. Il était si affairé qu’il n’a remar­qué ma présence que lorsque je me suis trou­vée à moins d’un mètre de lui. Hési­tant alors entre grimper sur un arbre proche et tra­verser la rue, il s’est jeté en droite ligne sur le Boule­vard de Pérolles! Par bon­heur, il y avait juste­ment une pause dans le trafic du samedi matin. La petite boule de poils au grand panache rouge a atteint sans encom­bre l’autre côté et s’est enfon­cée dans un fourré. Ouf! Car rien n’est plus triste que ces écureuils impru­dents qui gisent trop sou­vent écrasés au bord de la route.

3 Comments

  1. ruth
    28 jan 2006

    Le print­emps vient longtemps avant le print­emps pour qui sait le voir. Un rayon de soleil plus doux, les oiseaux qui chantent avec entrain, un souf­fle de vent à l’odeur du print­emps pour qui sait sen­tir… un écureuil, oui :-)

  2. Serge
    28 jan 2006

    Mon café aux noisettes, où j’ai posé mon café aux noisettes l’automne passé? Grmbl…

  3. Benoît
    30 jan 2006

    ah vive­ment le print­emps, je sup­porte plus ce froid! a !