Parfums de vieilles dames

Dans la jun­gle sou­vent trop capi­teuse des par­fums féminins actuels, il arrive qu’un effluve atyp­ique sur­gisse soudain au hasard d’un sil­lage. Quelque chose de fleuri, de poivré, de poudré, de musqué, cela dépend, mais d’un équili­bre et d’une élé­gance frap­pante. Quelque chose qui vous fait remar­quer sa pro­prié­taire: sur­prise, il s’agit tou­jours de femmes assez âgées! “C’est qu’ elles ont eu tout le temps de bien choisir leur par­fum”, me dis­ait une amie à qui j’avais fait part de cette obser­va­tion. Peut-être. A moins qu’il n’y ait aussi un peu de magie là-dessous. L’autre jour, une voiture sor­tant d’un park­ing, con­duite par une vieille dame chic, a laissé sur son pas­sage une odeur…de roses!

Le gingko se déchaîne

Le print­emps est encore loin, mais voici que mon gingko en pot, mis à hiverner dans un coin du salon, fait déjà des feuilles! Une touchante petite touffe vert ten­dre, dis­posée comme un plumeau au som­met de son tronc flex­i­ble. Dire que l’an dernier, il avait boudé jusqu’en juin, gar­dant ses bour­geons obstiné­ment ser­rés mal­gré arrosages, engrais et bains de soleil sur le bal­con… Cette fois-ci, il sem­ble avoir décidé de défier le cal­en­drier dans l’autre sens. Car­ac­tériel, mon arbre? Après exa­men, tout s’éclaire assez vite. Et on ne peut mieux dire: c’est la lumière de l’aquarium, près duquel le gingko repose, qui l’a réveillé! Les néons de celui-ci sont spé­ciale­ment conçus pour favor­sier la crois­sance des plantes… aqua­tiques ou non!