Gastéropodes gastronomiques

La pre­mière fois que j’ai mangé des escar­gots, ou plutôt, un escar­got (il s’agissait de nou­velle cui­sine), c’était par erreur: ayant mal lu le menu inter­minable d’un repas de bap­tême, je l’avais pris pour un gros champignon. Même sa con­sis­tance caoutchou­teuse ne m’avait pas mis la puce à l’oreille! Quant à son goût, il ne m’a laissé aucun sou­venir durable. J’ai voulu reten­ter l’expérience, en toute con­nais­sance de cause cette fois. L’autre soir, j’ai donc pris un escar­got garni de vert beurre aux fines herbes (un peu rance d’ailleurs). Mais erreur suprême, au lieu d’avaler la bête d’une seule bouchée, je l’ai cro­quée par la moitié. Et me suis retrou­vée nez-à-nez avec une artère béante qui dépas­sait de sa chair élas­tique, ren­due grisâtre par la cuis­son. Du coup, la bouchée entamée n’a pu descen­dre qu’à grands ren­forts de beau­jo­lais, tan­dis que le dernier morceau restait sur l’assiette. Côté goût, tou­jours rien à sig­naler. Mais cette fois-ci était prob­a­ble­ment la dernière!

2 Comments

  1. Ben
    16 avr 2006

    Je me suis tou­jours demandé: si on mange les escar­gots, à ce moment-là alors pourquoi pas les vers de ter­res? Ben
    ps: ciao! la forme?

  2. Cécile Matthey
    17 avr 2006

    Tchô Ben,

    La forme, oui, et toi? Quant aux vers de terre, il y a sûre­ment des peu­ples qui les man­gent. Au Tessin, ils mangeaient (man­gent encore??) les limaces: dans un livre de cui­sine, j’ai une recette de risotto aux limaces. Bon appétit…