Pour moi qui n’aime pas trop le poisson, le voyage à Venise a fait un peu office de cure. Comme les créature marines figuraient sur tous les menus, difficile d’y échapper. Je me suis donc pliée au jeu de bonne grâce, et finalement avec plaisir, tant les mets étaient frais et bien apprêtés. Sole grillée, espadon fumé, purée de morue, thon mi-cuit, pâtes à l’encre de seiche, crevettes à la polenta,… Par contre, je n’ai pas pu me résoudre à goûter le poulpe (les ventouses, ça ne passe vraiment pas!). Ceci dit, ce sont les repas qui ont le plus grevé notre budget de voyage. A Venise, désormais la ville le plus chère d’Italie, les touristes sont vraiment plumés et tondus, de tous les côtés! Pour midi, la meilleure solution était encore de manger des sandwichs ou des amuse-gueules debout au comptoir de petits snacks. Les sièges n’y sont d’ailleurs pas toujours prévus, et la place plutôt restreinte. J’ai eu du mal à m’y habituer! Tout comme au fait que l’apéro en terrasse n’est pas dans les moeurs. La seule fois où j’ai insisté pour tenter l’expérience, le serveur a semblé surpris, et nous a apporté deux verres de vin blanc très médiocre avec une addition plutôt salée. J’ai eu droit à des commentaires sarcastiques toute la semaine… Heureusement, il y avait aussi les douceurs. Les fameuses glaces, tout d’abord, servies dans de vrais cornets en biscuit (pas en carton-pâte comme chez nous). Je nous revois assis sur les marches d’un monument, dégustant religieusement nos trésors chocolat, lait ou straciatella, que le soleil automnal faisait couler sur nos doigts. Un régal. Les meringues par contre n’égalent pas celles de la Gruyère; ces grosses boules informes et insipides sont même parfois teintées en rose ou en vert! Il y avait aussi par exemple le pain des doges (sablé aux raisins), les cantucci, (biscuits aux amandes entières), ou ce dessert simple et délicieux que nous avons découvert dans un restaurant ouvrier de Murano: des biscuits secs en forme de S à tremper dans un verre de vin doux. Mais le meilleur de tous les desserts vénitiens reste le chocolat chaud du fameux Café Florian. Du chocolat épais, un peu amer, recouvert d’un toupet de crème sucrée si dure que la cuillère y tient debout toute seule! A 15 euros la tasse, y compris le supplément pour la musique d’ambiance, je pleurais presque en payant l’addition. Mais cela en valait la peine.
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Méta
Effectivement, Venise, ça douille… mais la muzak du Florian (et de son concurrent, en face), vaut son pesant de cacahuètes (et d’euros qu’on abandonne au personnel, trop heureux de vous écorcher).
Encore que, cher Daniel… Nous ne pouvions nous empêcher de constater que si le Quai avait donné un concert impromptu sur la Place Saint-Marc ils auraient fait un triomphe! Du Ennio Morricone, pour sympa que ce soit, ça ne le fait pas dans le cadre du Florian…
Et peut-être les choses ont-elle changé? Quoi qu’il en soit, la musique était bonne, agréable, mais très très loin d’être exceptionnelle. Disons que les pigeons, sur la Piazza, ne sont pas toujours ceux habillés de plumes…
Par contre le cadre en vaut vraiment la peine, même ainsi!
J’ai le souvenir de pièces tirées d’opéras — sans doute les musiciens ont-ils voulu se diversifier.
Alors, bien rentrés? Comment allez-vous?