Notre séjour à Belfast nous rapprochant gentiment de la fin de notre périple, il était temps de penser aux cadeaux et autres souvenirs. Après une journée de visites culturelles bien remplie (selon nos habitudes), nous avons donc voulu profiter des ouvertures du soir pour faire un peu de shopping. Mais surprise: outre les centres commerciaux ou les grandes chaînes, assez peu de magasins restaient ouverts, et la zone commerçante, pourtant trépidante la journée, ressemblait à un vaste désert. Un peu étrange pour une capitale… Ce qui n’a heureusement pas empêché de faire quelques achats intéressants. Pour commencer, une paire de lunettes de soleil seyantes: un miracle auquel je ne croyais plus en cette saison de gros hublots noirs. Mais l’opération n’a pas été simple, puisque j’ai voulu utiliser le bon de réduction reçu lors d’un achat antérieur dans une succursale, et qu’à la caisse, le lecteur de codes barres refusait obstinément d’effectuer le rabais. La vendeuse, perplexe, a fini par appeler sa supérieure. Qui n’a rien pu faire non plus, sinon appeler sa propre supérieure. Qui est arrivée avec un petit tailleur marine et une grande ignorance du fonctionnement de la caisse. Il était assez amusant de voir trois échelons de la hiérarchie s’agiter autour de la machine à cause d’un petit bout de papier… Finalement, un bip salvateur a retenti, et tout est rentré dans l’ordre. J’ai pu acheter mes lunettes à moitié prix, avec un étui de protection en prime. Sans doute aurais-je dû signaler que la succursale qui m’avait remis le bon, au demeurant parfaitement valable, était située à Cork, au sud du pays… Certaines frontières restent impénétrables!
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Méta
Ajoutons que la première caissière aurait bien pu se débrouiller toute seule, d’autant que la perspective de la fin de sa journée de travail la stimulait en ce sens… Mais voilà, la hiérarchie était telle qu’elle n’avait pas l’autorisation de passer outre le fameux code-barre!