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	<title>Caeciliana &#187; Projet M</title>
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	<description>Petites broderies cousues main</description>
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		<title>L’après-noces (2)</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2007 17:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qu’est ce qui change après le mariage? Rien de radical au quotidien, sauf une sorte de petit voile léger qui semble recouvrir toute chose; une dimension de plus, en somme, fraîche et poétique, qui a un parfum de renouveau. C’est bien agréable. Pour le reste, l’ardoise trône au-dessus du téléphone, les cadeaux sont déballés, parfois dégustés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est ce qui change après le mariage? Rien de radical au quotidien, sauf une sorte de petit voile léger qui semble recouvrir toute chose; une dimension de plus, en somme, fraîche et poétique, qui a un parfum de renouveau. C’est bien agréable. Pour le reste, l’ardoise trône au-dessus du téléphone, les cadeaux sont déballés, parfois dégustés, les photos gravées, les cartes de remerciements en cours de réalisation. Nous avons reçu le bon de voyage, et commencé de planifier notre périple irlandais pour le printemps prochain. L’alliance se patine déjà un peu. Parfois j’oublie de la mettre. Et surtout, j’ai peur de la perdre dans la grille de l’évier lorsque je me lave les mains. Mes collègues mariées m’ont souhaité “bienvenue au club”, on me taquine régulièrement sur une éventuelle future progéniture. Je ne ricane plus lorsqu’on me donne du Madame; je me suis même un peu vexée en recevant une lettre de ma banque dans laquelle on m’appelait “Chère Mademoiselle”. D’ailleurs, à propos de banque… Je croyais éviter les paperasseries en gardant mon nom de jeune fille: eh bien, c’est raté! Car désormais le nom de mon mari se doit de figurer après le mien. Du coup, j’ai quand même dû faire changer mes cartes de banque (acte de mariage à l’appui! Je ne me souvenais pas que les banques exigeaient autant de renseignements personnels), ma carte de crédit, ma carte d’identité, ma carte AVS, et déposer à la commune un nouvel acte d’origine. Pas maline, je l’ai demandé au Locle. Etant donné que j’ai adopté le lieu d’origine de mon époux en sus du mien, j’aurais mieux fait de commander le document à Hüttwillen (TG): je l’aurais payé deux fois moins cher.</p>
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		<title>L’après-noces (1)</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 18:13:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les rangements post-mariage ont réservé quelques péripéties inattendues. Ainsi, le nettoyage de ma robe de mariée, baptisée au Merlot du Tessin, a viré à l’odyssée. Le pressing n’ayant pas su faire correctement son travail, et affichant sur le sujet une mauvaise fois absoluement crasse (un comble pour un pressing) j’ai fini par la laver moi-même, avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les rangements post-mariage ont réservé quelques péripéties inattendues. Ainsi, le nettoyage de ma robe de mariée, baptisée au Merlot du Tessin, a viré à l’odyssée. Le pressing n’ayant pas su faire correctement son travail, et affichant sur le sujet une mauvaise fois absoluement crasse (un comble pour un pressing) j’ai fini par la laver moi-même, avec l’aide de produits détachants étonnament efficaces. Il me faudra juste remplacer le ruban rouge ornant la ceinture, qui est devenu orange durant l’opération… Le boléro, quant à lui, a été lavé à la main et avec précaution: l’eau est devenue aussi rouge que lui! J’ai remisé les ballerines blanches dans un carton, peut-être pour toujours; elles ne sont définitivement pas faites pour mes pieds. Les rouges, par contre, sont sorties un soir. Tenant moyennement bien durant la marche, elles m’ont valu de belles cloques et m’ont même fait glisser à l’entrée du restaurant… La classe. Monsieur mon mari, de son côté, a soigneusement aéré et brossé son costume, et l’a placé dans une housse (achetée spécialement pour l’occasion) avec un petit sachet de produit contre les mites. La pochette rouge, pliée avec tant de soin, est restée en souvenir dans la poche. Heureusement, car j’ai bien failli jeter par erreur la pochette de secours blanche, en prenant son emballage pour un bout de papier de soie vide! En ce qui concerne la chemise: le lavage en machine s’est bien déroulé, mais un oiseau a fait caca dessus alors qu’elle séchait sur le balcon. La tache, particulièrement opiniâtre, n’est partie qu’à l’eau de javel. Le bouquet sèche la tête en bas, sans sa queue, un peu plus pâlot mais presque intact. On m’a suggéré de l’emballer dans un plastique pour le protéger de la poussière, mais franchement, j’hésite…</p>
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		<title>Souvenirs de Venise (2)</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Sep 2007 19:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour moi qui n’aime pas trop le poisson, le voyage à Venise a fait un peu office de cure. Comme les créature marines figuraient sur tous les menus, difficile d’y échapper. Je me suis donc pliée au jeu de bonne grâce, et finalement avec plaisir, tant les mets étaient frais et bien apprêtés. Sole grillée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour moi qui n’aime pas trop le poisson, le voyage à Venise a  fait un peu office de cure. Comme les créature marines figuraient sur tous les menus, difficile d’y échapper. Je me suis donc pliée au jeu de bonne grâce, et finalement avec plaisir, tant les mets étaient frais et bien apprêtés.  Sole grillée, espadon fumé, purée de morue, thon mi-cuit, pâtes à l’encre de seiche, crevettes à la polenta,… Par contre, je n’ai pas pu me résoudre à goûter le poulpe (les ventouses, ça ne passe vraiment pas!).  Ceci dit, ce sont les repas qui ont le plus grevé notre budget de voyage. A Venise, désormais la ville le plus chère d’Italie,  les touristes sont vraiment plumés et tondus, de tous les côtés! Pour midi, la meilleure solution était encore de manger des sandwichs ou des amuse-gueules debout au comptoir de petits snacks. Les sièges n’y sont d’ailleurs pas toujours prévus, et la place plutôt restreinte. J’ai eu du mal à m’y habituer! Tout comme au fait que l’apéro en terrasse n’est pas dans les moeurs. La seule fois où j’ai insisté pour tenter l’expérience, le serveur a semblé surpris, et nous a apporté deux verres de vin blanc très médiocre avec  une addition plutôt salée. J’ai eu droit à des commentaires sarcastiques toute la semaine… Heureusement, il y avait aussi les douceurs. Les fameuses glaces, tout d’abord,  servies dans de vrais cornets en biscuit (pas en carton-pâte comme chez nous). Je nous revois assis sur les marches d’un monument, dégustant religieusement nos trésors  chocolat, lait ou <em>straciatella,</em> que le soleil automnal faisait couler sur nos doigts. Un régal. Les meringues par contre n’égalent pas celles de la Gruyère; ces grosses boules informes et insipides sont même parfois teintées en rose ou en vert! Il y avait aussi par exemple le pain des doges (sablé aux raisins), les <em>cantucci,</em> (biscuits aux amandes entières), ou ce dessert simple et délicieux que nous avons découvert dans un restaurant ouvrier de Murano: des biscuits secs en forme de S à tremper dans un verre de vin doux.  Mais le meilleur de tous les desserts vénitiens reste le chocolat chaud du fameux Café Florian. Du chocolat épais, un peu amer,  recouvert d’un toupet de crème sucrée si dure que la cuillère y tient debout toute seule! A 15 euros la tasse, y compris le supplément pour la musique d’ambiance, je pleurais presque en payant l’addition. Mais  cela en valait la peine.</p>
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		<title>Souvenirs de Venise(1)</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Sep 2007 18:46:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un voyage de noces à Venise, c’est classique, mais décidément fort joli. Car la cité des Doges, vrai décor de théâtre grandeur nature, a une atmosphère unique en son genre. Comme ce n’était pas notre première visite, j’ai un peu retrouvé la ville comme un endroit familier. Les kilomètres de marche dans les ruelles tortueuses, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un voyage de noces à Venise, c’est classique, mais décidément fort joli. Car la cité des Doges, vrai décor de théâtre grandeur nature, a une atmosphère unique en son genre. Comme ce n’était pas notre première visite, j’ai un peu retrouvé la ville comme un endroit familier. Les kilomètres de marche dans les ruelles tortueuses, la foule bigarrée et infernale, les multiples boutiques de masques ou de verrerie ultrakitsch, les petits ponts partout,  les cours poétiques dans leur désordre architectural, les églises aux façades imposantes coincées sur des places aux dimensions de mouchoirs de poche,  le charme des murs décatis, les <em>palazzi</em> ocres ou brique troués de fenêtres pointues et de balcons de marbre, à l’intérieur desquels on devine parfois un grand lustre de Murano, les puits en forme de chapiteaux de colonnes, les livreurs criant “Permesso!” en fendant la foule, les écheveaux de fils électriques, les silhouettes oniriques du Palais des Doges et de la basilique Saint Marc, les boiseries dorées et les vieux miroirs du café Florian, les escaliers qui descendent dans les canaux, les bricoles d’amarrage en forme de sucre d’orge, les <em>vaporetti</em> qui semblent ployer sous le poids des voyageurs, les bouffées d’air vanillé qui sortent des pâtisseries,  les cordes à linge toujours chargées de lessive, les gondoles toujours chargées de touristes malgré leur prix exorbitant, les bateaux-marchés, et surtout, cette unique lumière d’or bleuté et l’odeur un peu moite de la lagune. Nous n’en finissions pas de prendre des photos! Quelques changements cependant depuis la dernière fois.  Les pigeons, une vraie plaie surnourrie par les touristes sur la Place Saint Marc, semblent moins nombreux; quelques goélands se chargent d’ailleurs parfois d’éclaircir les rangs! Il y a moins de déchets et de crottes de chien dans les rues. Les avis mortuaires placardés sur les murs comme des affiches semblent avoir presque totalement disparu. L’eau des canaux  paraissait moins sale, malgré son opaque teinte vert glauque. Par contre, épidémie de grands panneaux publicitaires: les marques de luxe s’exhibent sans honte sur les bâtiments dont ils sponsorisent la rénovation. Et dans l’ensemble, moins d’amabilité, même si le fait de voyager avec un italophone aide grandement (combien de fois s’est-on adressé à nous en anglais, langue touristique par défaut); les Vénitiens en ont marre de la touristaille, et franchement, on peut les comprendre. Nous sommes tout de même parvenus à  dérider les gardiennes du Palais des Doges qui, en voulant fouiller notre sac à dos, sont tombées sur Oscar, notre ours en peluche– mascotte ! L’esprit tutélaire du voyage semble avoir été une vieille dame à lunettes rencontrée sur le <em>vaporetto</em>, à l’arrivée, puis retrouvée par hasard au moment du départ. Venise est une ville qui s’offre à qui sait regarder, disait-elle. Nous avons fait de notre mieux. J’ai même fait un ou deux croquis. Même si, circonstances obligent, nous avons aussi pris le temps de nous regarder dans les yeux!</p>
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		<title>Le projet M: (9)Quelle fête!</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 19:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, c’est fini. La journée que nous préparions avec si grand soin depuis tant de temps a passé très vite. Elle a pris la forme d’ un tourbillon de lumière, de musique, de couleurs, de gaieté, et surtout, d’une grande bulle d’affection: cela donnait presque le vertige de voir cette joyeuse foule de parents et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà, c’est fini. La journée que nous préparions avec si grand soin depuis tant de temps a passé très vite. Elle a pris la forme d’ un tourbillon de lumière, de musique, de couleurs, de gaieté, et surtout, d’une grande bulle d’affection: cela donnait presque le vertige de voir cette joyeuse foule de parents et d’amis, parfois venus de loin, qui nous entouraient de leurs sourires, de leurs voeux, de leurs cadeaux. Avec un brin d’émotion, des étoiles dans les yeux. Même les inconnus rencontrés sur le chemin s’arrêtaient pour nous féliciter ou nous souhaiter…bon courage.  Malgré l’omniprésence de la musique, superbe et parfois franchement magique, pas de fausse note à déplorer. Bon vin, bonne chère, enchaînement parfait des divers épisodes. Nous n’avons même pas eu besoin de nos anti-sèches pour prononcer la phrase accompagnant l’échange des alliances. Celui-ci nous a donné un peu de mal, car sous le coup de l’émotion, nos doigts avaient gonflé! Comme il faisait très beau, nous avons pu ouvrir toutes grandes les fenêtres du théâtre, d’ordinaire dissimulées derrière les tentures. Le messager boiteux peut aller se cacher!  Par contre, mes chaussures m’ont bel et bien trahie, malgré semelles et scotch antidérapant. De peur de les perdre, il m’a fallu les ôter pour danser la valse surprise que nos amis nous avaient mijotée, entre deux saynètes malicieuses. La performance n’était pas glorieuse, puisqu’aucun des mariés ne sait danser, mais nous avons joui de l’indulgence du public. J’ai presque eu l’impression de faire ainsi mes premiers pas sur scène, devant une salle comble. Après tout, il y a bien un peu de théâtre dans un costume de marié(e)! En grande timide, je cherchais parfois à me cacher derrière mon bouquet à queue de comète, une véritable sculpture, lourde et compacte, faite de roses rouges, d’hortensias verts et de petites baies entortillées de tiges et de fils dorés.  Certaines ont été déçues de ne pas me voir le lancer, mais que voulez-vous, la fleuriste l’a fait trop joli, et j’ai préféré le garder! Nous étions tout étourdis lorsqu’à minuit tapantes, une voiture remplie de musiciennes et d’instruments nous a déposés devant chez nous. En passant le seuil, nous tenions en main le présent plus délicat de tous: une petite ardoise peinte représentant les lauréats du jour, chevauchant un éléphant, avec cette légende: “Vive les mariés!” Mon coeur se serre du petit regret de n’avoir pu consacrer assez de temps à chacun durant cette si belle fête. Mais le moment des remerciements viendra. Lorsque nous aurons choisi la plus jolie photo parmi les centaines que nos amis photographes ont faites durant ce jour J du projet M.</p>
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		<title>Le projet M (8): la dernière ligne droite</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Sep 2007 18:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans une semaine, jour pour jour, c’est le grand jour ! L’essentiel est désormais organisé, ne restent que de multiples petits détails hétéroclites à régler. Par exemple, une belle chemise blanche pour le marié: pas pratique, on ne peut pas l’essayer avant de l’acheter; heureusement, le vendeur (en costard et plein de piercings) s’est avéré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une semaine, jour pour jour, c’est le grand jour ! L’essentiel est désormais organisé, ne restent que de multiples petits détails hétéroclites à régler. Par exemple, une belle chemise blanche pour le marié: pas pratique, on ne peut pas l’essayer avant de l’acheter; heureusement, le vendeur (en costard et plein de piercings) s’est avéré de bon conseil. Des collants pour la mariée: à acquérir en duopack en cas de filage intempestif; le classique modèle blanc ne se fait qu’en bas pour jarretelles, et j’ignorais qu’une simple paire de collants puisse parfois coûter plus de 20 balles; ce sera donc du bête beige, avec effet de soutien léger-la journée sera longue (tiens, les collants fabriqués en Autriche ont une plus jolie texture que ceux faits en Slovénie). Les chaussures de la mariée (celles du marié étant labelisées “confort”, il n’a fallu que peu de temps pour en faire des pantoufles) s’assouplissent peu à peu au fil de mes pas dans la maison; j’en ai même trouvé une seconde paire, rouge et pointue, mais aucune n’est vraiment confortable; heureusement que nous n’avons pas prévu de danser. Emotions côté traiteur: il était réquisitionné pour tout le week-end du 8 septembre, comme plusieurs autres bouchers, en raison d’une énorme fête de Bénichon à Fribourg (eh oui, c’est la saison, nous l’avions presque oublié!); nous avons cru un moment devoir nous passer de buffet! Heureusement, un de ses collègues a accepté de nous préparer quelques plateaux; ses mets sont plus raffinés, mais les prix prennent l’ascenseur. Essais musico-techniques avec Ben/Cat’s eye au Théâtre de la Cité; on organise une expédition dans les dédales de la cave pour trouver des enceintes, on teste  toutes les prises et tous les câbles pour déterminer lesquels sont les bons…et finalement, on conclut que sa voix se suffit amplement à elle-même, sans besoin d’amplis; il y a un  Steinway qui dort sous une fourre molletonnée au centre de la scène, prêt pour les Schubertiades toutes proches;  les livreurs ont probablement dû en démonter les pieds pour le faire entrer, mais pas une seule rayure, même dessous (j’ai vérifié). Souper animé avec les futurs photographes, Rachel et Mohamed; nous mangeons du « sfouf », dessert marocain très aromatique dont le nom évoque parfaitement la texture ; les idées fusent, les images seront probablement originales ! Espérons juste que la mariée parviendra à être rayonnante ce jour-là, comme il se doit : les essais de maquillage « maison », impliquant force couleurs et pinceaux (c’est qu’il est sophistiqué de faire naturel!), m’ont provoqué rougeurs et paupières  gonflées. Nous pouvons commencer à regarder les prévisions météo, en croisant les doigts : pourvu que le temps du jour ne soit pas trop “épouvantable”, comme  il est stipulé dans le “Messager boiteux”…</p>
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		<title>Le projet M (7): alliances</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Aug 2007 17:40:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous voici donc repartis pour Strasbourg, le temps d’une journée, bravant les inondations, les retards de train, les lignes coupées et les wagons archi-bondés pour aller chercher nos alliances. Avec un brin d’appréhension, vu que la bijouterie nous avait causé quelques émotions. Aucune nouvelle de notre commande, une adresse email incorrecte, un numéro de téléphone [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous voici donc repartis pour Strasbourg, le temps d’une journée, bravant les inondations, les retards de train, les lignes coupées et les wagons archi-bondés pour aller chercher nos alliances. Avec un brin d’appréhension, vu que la bijouterie nous avait  causé quelques émotions. Aucune nouvelle de notre commande, une adresse email incorrecte, un numéro de téléphone plus valable, et le magasin qui s’apprêtait à fermer pour plusieurs semaines de vacances. C’est par le formulaire de contact de leur site internet (un site terriblement démodé, d’ailleurs, avec des images qui clignotent et des fonds roses texturés) que nous avons finalement pu les joindre : ouf, le magasin n’avait pas fait faillite et les alliances étaient arrivées! Petit pic de trac au moment de sonner à la porte de la bijouterie (c’est qu’on n’y entre pas comme dans un moulin). Et si les tailles ne correspondaient pas? Et si la gravure comportait des erreurs? Etait-il plus sage de prévoir deux anneaux de rideaux en réserve, au cas où? Nous sommes tombés sur une sympathique dame d’âge mûr, qui nous a servis avec un plaisir évident, en babillant beaucoup. Et pour cause: elle s’était mariée elle-même le samedi précédent, après… 22 ans de vie de couple. Il est donc vrai que nous avions encore le temps! Contrairement à nos craintes, les alliances étaient parfaites. Deux petites choses très délicates chargées d’un grand symbole. C’est un peu émus que nous sommes repartis, notre précieux achat rangé dans un petit sac de parfumerie (?!). Avec une dernière recommandation de la vendeuse: “Dites à vos invités de prendre un chandail. Sur le coup de minuit, il tend à faire frais!”</p>
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		<title>Le projet M: (6) C’est le bouquet!</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2007 17:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A ma tenue de mariée, il ne manquait que le bouquet. J’ai donc poussé la porte de la petite fleuriste de la basse-ville, sans idée aucune sur ce que je souhaitais. La boutique, sise au rez-de-chaussée d’une maison médiévale, était aussi poétique que sa devanture: basse de plafond, avec des grosses poutres apparentes, et une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A ma tenue de mariée, il ne manquait que le bouquet. J’ai donc poussé la porte de la  petite fleuriste de la basse-ville, sans idée aucune sur ce que je souhaitais. La boutique, sise au rez-de-chaussée d’une maison médiévale, était aussi poétique que sa devanture: basse de plafond, avec des grosses poutres apparentes, et une porte vitrée montrant un petit bureau ouvert sur le jardin. Le parquet grince un peu, il y a des tableaux de fleurs aux murs, et surtout, une immense table en bois massif qui occupe tout le centre de la pièce. Elle accueille aussi bien fleurs et feuilles que pinceaux, rubans, boîtes de peinture ou matériaux de bricolages en tous genre. La fleuriste semble être une artiste polyvalente! Je lui présente une photo de ma robe, elle avance un tabouret à vis, me regarde du haut en bas, et son imagination démarre à la pointe de son stylo. Nous parcourons ensuite tout son atelier pour trouver un élément dont le rouge corresponde exactement aux motifs de ma robe: le plus ressemblant figure sur le programme du théâtre Nuithonie, qu’elle enfile je ne sais comment dans son gros agenda. C’est que les fleurs doivent être parfaitement dans le ton! Le projet ressemble à une touffe de roses anglaises avec une longue queue de feuillages fins. Ca me ressemble, ça me plaît bien. Mais je ne pourrai voir le résultat que le 8 septembre!</p>
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		<title>Le projet M(5): Chez la coiffeuse</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2007 22:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ma coiffeuse est formidable. Elle m’a troussé une coiffure de mariage sur mesure en deux temps, trois mouvements et quelques pinces à cheveux. L’affaire d’une demi-heure tout au plus! Moi qui craignais de devoir passer des heures sous le casque et de me retrouver avec une choucroute garnie sur le crâne, je n’en revenais pas. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma coiffeuse est formidable. Elle m’a troussé une coiffure de mariage sur mesure en deux temps, trois mouvements et quelques pinces à cheveux.  L’affaire d’une demi-heure tout au plus! Moi qui craignais de devoir passer des heures sous le casque et de me retrouver avec une choucroute garnie sur le crâne, je n’en revenais pas. Je n’ai même pas eu besoin d’exposer mes idées, laborieusement glânées au fil des pages de revues ou de sites internet: elle avait la sienne, mijotée depuis mon dernier coup de fil et aussi bien adaptée à mes goûts, plutôt sobres, qu’à mes cheveux, longs mais pas forcément dociles. Avec une touche d’espiéglerie en plus.” Tu ne veux pas un déguisement, mais être toi-même ce jour-là, n’est-ce pas?” En effet. Oubliés les bigoudis, les permanentes, les arrangements compliqués, c’était parfait ainsi.  Ne reste qu’à donner un coup de ciseaux à la frange et à trouver des fleurs fraîches ou des perles décoratives pour peaufiner l’ensemble. Prochain rendez-vous le jour J à 8 heures et demie. Que voilà une affaire rondement méchée, pardon, menée!</p>
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		<title>Le projet M(4): L’épopée des chaussures</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2007 21:03:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cécile</dc:creator>
				<category><![CDATA[Projet M]]></category>

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		<description><![CDATA[La robe trouvée, restaient les souliers. En compagnie d’une amie compréhensive et serviable (merci Véro), j’ai donc écumé la ville de Lausanne à la recherche de la paire rare qui saurait compléter ma tenue avec classe et harmonie. Comme en temps normal, il m’est déjà assez difficile de trouver chaussure à mon pied, je craignais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La robe trouvée, restaient les souliers. En compagnie d’une amie compréhensive et serviable (merci Véro), j’ai donc écumé la ville de Lausanne à la recherche de la paire rare qui saurait compléter ma tenue avec classe et harmonie. Comme en temps normal, il m’est déjà assez difficile de trouver chaussure à mon pied, je craignais le pire. Et je n’avais pas tout-à-fait tort: alors que je me plais à mi-hauteur (la faute à un dos susceptible), les chaussures actuelles ont le talon vertigineux ou inexistant; alors que mon pied est plutôt large, les modèles rivalisent d’étroitesse; alors que j’affectionne les bouts ronds ou carrés, on ne trouve que des pointes acérées. Et lorsque la forme peut convenir, c’est la couleur qui ne va pas. Pire, d’un magasin à l’autre, toutes ces chaussures finissaient pas se ressembler. Un vrai cauchemar… Finalement, j’ai acquis de petites ballerines blanches, bien trop plates mais plutôt charmantes, et d’un prix fort raisonnable. Je ne regrette pas la paire repérée peu avant dans une boutique de mariage, qui m’avait presque séduite: cuir blanc irisé, ligne fuselée, bride transversale, talon agréable, allure un peu rétro,… et chères. A peine y avais-je miraculeusement glissé mon pied, me prenant un instant pour Cendrillon, que j’ai essuyé un tir nourri de la part de la vendeuse. Elle me reprochait non seulement de m’être servie moi-même, mais aussi de salir les chaussures en les essayant sans chaussette, et m’interdisait de les remettre en place seule de peur de les mélanger avec d’autres modèles. Je crois qu’elle n’a même pas remarqué que nous étions parties avant la fin de sa litanie. Car là, ça devenait franchement… casse-pieds!</p>
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